En 2011 nous étions témoins des efforts des villes de Québec et de Regina, et des provinces de Québec et de Saskatchewan, de construire de tels édifices dans leurs villes respectives. Ces villes et leurs provinces étaient victimes des réalités économiques de nos jours; le gouvernement fédéral n’est plus une source de financement constante et fiable comme il l’était dans le passé. De plus en plus, les villes doivent fonder des partenariats avec les grandes corporations comme Québecor et Ottawa Sports & Entertainment Group pour réaliser leurs grands rêves de revitalisation.
Mais les partenariats entre les municipalités et les entreprises ne sont pas toujours facile. Concernant les centres sportifs et ce partenariat, les intérêts de ces deux acteurs sont complètements différents. Les municipalités modernes en Amérique du Nord rêvent d’entreprendre de grands projets de revitalisation au centre-ville pour stimuler le développement urbain et pour créer des espaces dynamiques. Par contre, l’objectif principal des entreprises est la rentabilité qui est dépendante du lieu dans lequel ces édifices se trouvent. Est-ce que le centre sportif serait accessible aux automobilistes? Est-ce qu’il y aurait de l’espace pour du stationnement?
Ça c’était le débat à Hamilton. En construisant le nouveau Stade Ivor Wynne pour les Jeux panaméricains 2015 et les Tiger-Cats de la Ligue canadienne de football (LCF), le propriétaire des Tiger-Cats voulait situer le stade tout près de l’autoroute QEW pour le rendre accessible aux automobilistes, mais le maire et la ville d’Hamilton voulaient le situer au centre-ville. Après plusieurs mois de désaccord, ils ont décidé de le situer au site actuel du Stade Ivor Wynne.
Ici, dans la Région de la capitale du Canada, nous voyons le même débat entre le maire de Gatineau, qui veut situer le nouveau Centre multifonctionnel au centre-ville, et les propriétaires des Olympiques qui veulent le situé proche de l’autoroute 50. Les arguments des deux côtés sont raisonnables.